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Un parcours atypique pas d’école de stylisme, pas de passage chez un grand couturier, mais un amour inconditionnel des tissus , une fascination pour les couleurs , une forte empreinte de culture méditerranéenne remontant à ses origines, et une admiration sans limite pour la finesse des broderies marocaines.
Il y a onze ans, par amour, elle quittait la France pour s’installer dans le Royaume Chérifien, avec déjà des cartons de croquis où se mêlaient style européen et enluminures orientales.
De sa vie en Europe elle a conservé la liberté des formes, la notion de confort et une certaine idée de l’élégance française ; de sa vie au Maroc elle a appris le respect d’une certaine décence vestimentaire, les ors et le rôle festif des caftans, le sens de la parure des femmes.
Qui mieux que Tanger tournant ses regards vers sa sœur européenne pouvait concrétiser ce rapprochement de culture ? Les bleus qui avaient fasciné Matisse, les verts et l’ocre qui avaient inspiré Delacroix, l’art de vivre propre au Chamal auquel avait succombé Paul Bowles; tout ici stimule l’inspiration des créateurs.
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